ثانوية سيدي محمد بن عبدالرحمان الإعدادية أحفير ترحب بزوارها الكرام قدماء التلاميذ و تدعوهم للمشاركة بجميع المواضيع التعليمية أو الثقافية                     

Zone de Texte: Comme disait Guy de Maupassant  : '' Oh , le souvenir, le souvenir! Miroir douloureux, miroir brûlant, miroir vivant, miroir horrible qui fait souffrir toutes les tortures.''
En effet, Mr Guy, nous vivons avec nos souvenirs beaux ou mauvais qu'ils soient et ce sont les seuls objets de la mémoire qui nous  différencient des animaux.Un moment qui passe sans que je me souvienne de lui, est un moment qui a existé dans ma léthargie..
Et sans me lasser, je continue ce que j'avais commencé :
Le Ramadhan tirait à sa fin.Une sensation d'une mélancolie vague s'emparait des jeûneurs comme s'ils allaient perdre quelque chose des plus chère. C'est alors que commençaient les préparatifs de l'Aid.Pour les réfugiés Algériens, ils se faisaient ravitailler de la croix rouge qui tenait son siège au ''GAZIR''.Tout le monde obtenait sa part de farine, d'huile et de margarine.
Je n'oublirai jamais le grand mouvement des enfants en liesse qui portaient en leurs mains des plateaux pleins de gâteaux pour les faire cuire au four traditionnel de Mr DJEBARA. Les femmes se rivalisaient dans le façonnage des gâteaux en inventant même de nouvelles recettes.Je me souviens d'un incident dont j'étais témoin : une bonne femme avait orné ses gâteaux par des dragées qui, une fois au four, commençaient à s'éclater telles de vraies balles.Le fournier ,surpris par  ce fait inattendu, retrouva son salut à la rue.En tant qu'Ados, nous contemplâmes de loin cette désopilante scène tout en humant le bon parfun des gâteaux cuits auxquels nous manifestions une irrésistible envie d'en goûter.Ainsi s'alternaient les derniers jours du mois sacré qui se dérobaient telle la nuit par rapport au jour. Vînt le jour tellement attendu par les enfants pour s'énorgueillir de leurs nouveaux habits et s'adonner aux jeux habituels.Quant aux hommes, ils se rendaient à la mosquée pour effectuer la prière de l'Aid. Malgré la modeste vie qu'ils menaient; les gens étaient plus cordiaux entre eux, plus attachés aux precepts de l'Islam en de pareils événements. Tout le monde s'aimait et se réconciliait. 
C'étaient les bonnes moeurs d'antan et ce sont les oubliées de notre temps.Alors devrais-je oublier cette belle époque ? Chaque soir, nous nous regroupions dans un coin de la rue de SIDI Mimoune où j'habitais ;en trois à quatre personnes,  et nous nous lançames à travers les rues d'Ahfir sans programme ni objectif seulement pour s'enquérir sur place de tout événement qui pourrait se produire.Après une longue randonnée, quelquefois stérile, nous nous rendîmes chez le gargotier HASSANI pour se régaler de sa délicieuse et inimitable soupe ou chez le rotissier
HAMMADI dit ((KOUILLE) pour savourer les meilleures saucisses cuites sur des braises.
Nous continuâmes notre veillée sous un arbre de la rue jusqu'à ce que nous fûmes séparés par l'arrivée d'un  ivrogne auquel nous n'inspirions pas confiance.Quelquefois, il nous arrivait d'être insultés par un habitant qui se voyait dérangé au beau milieu de la nuit par notre interminable discussion...et les souvenirs d'Ahfir continuent de s'étaler dans ma mémoire.
                                                               
L.KERZAZI -le 30/05/2007

Four traditionnel de Mr DJEBARA , gargotier HASSANI,  HAMMADI dit ((KOUILLE), rue de SIDI Mimoune où j'habitais

Zone de Texte: Encore enfant,je me rappelle d'une personne aussi étrange qu'elle était, logeant dans une boutique mitoyenne à notre maison où on ne le voyait s'y rendre que la nuit tombante.Il était mendiant et s'appelait Hach'houch.
Pour assouvir notre curiosité, nous l'épiâmes à travers le trou de la serrure.C'est alors que nous vîmes un intellectuel qui bouquine tout en sirotant une tasse de café.Nous ne crûmes pas nos yeux car nous ne pouvions digérer la réalité de cette scène aussi énigmatique qu'elle fût: Un mendiant qui sait lire les bouquins des grands et illustres écrivains! ça rentre pas dans le normal.Ainsi, nous prîmes l'habitude de le guetter à ses arrivées pour en savoir plus sur son comportement.Par un mardi, jour du marché de BERKANE, je me suis levé tôt pour aller acheter quelques béignets chez El Mahjoub, c'est alors que je croisai dans mon chemin El Hach'houch dans son vrai look.Il était habillé d'un costume noir assorti d'une chemise blanche et d'une cravate rouge et chaussé d 'une paire de souliers noirs bien cirés.C'était vraiment une autre personne; bizarre et énigmatique. Je le suivais de loin pour le voir monter dans l'autocar qui desservait la ville de Berkane.A mon âge d'inconséquent;je laissais  passer cette scène sans reportage ni commentaire.Se rendant compte de notre inlassable présence devant sa porte, il pliait bagages et changeait de domicile...ce sont les remous de ma mémoire qui me font narrer les vraies histoires...                                               L.KERZAZI  le 04/06/2007

Ce sont les remous de ma mémoire qui me font narrer les vraies histoires.....

Pleins de sensibilité dont l'impression nostalgique nous émeut profondément ...